Le Diamantaire
street artiste

Des diamants très identitaires, collés dans l’angle des rues… vous avez forcément un jour croisé le travail du street artiste Le Diamantaire ! Portrait d’un artiste de renom, ancré dans la scène street art et passionné depuis son enfance.

 

Le Diamantaire

Le graffiti :
Prémices de sa passion

Street artiste originaire de Normandie, Le Diamantaire découvre le graffiti en 2001, grâce à son groupe d’amis skaters : “A 12 ans, on a envie de se sentir exister aux yeux des autres, de faire quelque chose d’hors du commun, de laisser sa trace, dans un sentiment d’insouciance, de liberté.” Il s’est par la suite essayé au pochoir en parallèle de ses études de métallerie. Il fait finalement ses valises direction Paris, pour des études de communication visuelle où il tente de trouver un équilibre entre son amour de la matière et son amour du graffiti. “Je n’avais pas forcément envie de devenir artiste car ma culture familiale ne m’a pas appris qu’on pouvait allier travail et hobby. Je ne l’ai pas fait avec une notion de métier.”

 

Maison Mère -Le Diamantaire

La naissance
du Diamant

La symbolique derrière le diamant, c’est de donner une seconde chance aux choses, ses créations étant réalisés avec des miroirs trouvés dans la rue. C’est en 2011 lors d’un cours d’anglais qu’est née la première esquisse du diamant. Et grâce à l’appui de ses camarades de classe, il s’est rapidement pris au jeu de les coller dans Paris, concentrant tout d’abord ses collages dans les endroits touristiques. C’est au bout d’un an que le fruit de son travail est récolté : il est exposé en galerie et vend ses premières oeuvres. 

Aujourd’hui Le Diamantaire travaille seul et ne court pas après les collaborations. Il en tire une philosophie de vie singulière : “travaille, montre ton travail et les gens vont venir à toi.” En plus de prêter son image à des marques, comme Fiat 500x, Eastpak, Playstation, Jordan; l’artiste a développé le Diamantoscope, loué pour des évènements. Une version est même disponible en filtre Instagram.

Maison Mère - Le Diamantaire

Street art,
de la rue aux galeries d'art

C’est en 2008 que le street art s’est démocratisé grâce au film de Banksy, et il n’est pas rare aujourd’hui que de prestigieuses galeries d’art, comme la Galerie Perrotin de Paris, accueillent des expositions de street artistes. Le Diamantaire puise son inspiration chez des street artistes avec une forte identité : Obey (Shepard Fairey), Invader, ou encore Monsieur Chat. Pourtant il soulève certains problèmes dans ce courant autrefois catégorisé en sous culture : “En ce moment par exemple c’est le courant de pop art qui fonctionne parce que beaucoup de gens n’ont pas vraiment de bases, qu’ils soient artistes ou acheteurs : beaucoup de suiveurs, les gens ne font pas attention à ce qu’ils achètent.” 

Selon lui, le problème du street art, c’est d’être devenu un courant artistique hors de la rue, et surtout très en vogue, dans l’air du temps : “Être street artiste, c’est avant tout être reconnu par ses pairs, pas seulement avoir un bombe de peinture”.

 

Maison Mère - Le Diamantaire

Partez à la découverte des oeuvres du Diamantaire lors de votre séjour à Paris : plus de 1800 diamants collés dans la capitale et dans le monde entier, et certains se trouvent non loin de l'hôtel Maison Mère, dans le 9ème arrondissement de Paris…

Et si, Le Diamantaire participait à la décoration de l’hôtel ? Suivez les dernières nouveautés de Maison Mère sur notre compte Instagram

 

 

Merci au Diamantaire pour l'interview :)