Le restaurant Nectar Paris dévoile son nouveau chef Keiichi Shinohara

Le restaurant Nectar Paris accueille le prestigieux chef Keiichi Shinohara

Une note toastée arrive d’abord. Puis une acidité plus vive, presque inattendue. Le végétal prend sa place, une légère amertume prolonge la bouchée. Rien ne cherche à dominer. Tout semble plutôt trouver son équilibre.

Chez Nectar, la cuisine se lit désormais ainsi : par sensations successives, parfois familières, parfois plus difficiles à identifier.

Au cœur du 9e arrondissement, le restaurant Nectar Paris ouvre un nouveau chapitre avec le chef Keiichi Shinohara. Né à Tokyo en 1973, il apporte une vision très personnelle de la cuisine française contemporaine, nourrie par sa culture japonaise et surtout par une attention presque instinctive au produit.

Plus qu’un changement de carte, son arrivée dessine une nouvelle identité culinaire : précise sans être figée, créative sans chercher la démonstration, capable de faire dialoguer une technique française avec du hojicha, du sésame blanc, de la prune japonaise ou du tamarin lorsque le produit le demande.

Une cuisine où l’on goûte avant de chercher à comprendre.

Le restaurant Nectar Paris dévoile son nouveau chef Keiichi Shinohara ©Le restaurant Nectar Paris dévoile son nouveau chef Keiichi Shinohara

Quelle est la nouvelle identité culinaire du restaurant Nectar Paris ?

Tout commence par le produit.

Pas comme un élément posé au centre de l’assiette, mais comme un point de départ que le chef cherche à explorer dans toutes ses nuances. Une texture peut en appeler une autre. Une partie moins évidente d’un ingrédient peut devenir la base d’un jus, d’une infusion ou d’un condiment. Une cuisson révèle une douceur ; une pointe d’acidité vient ensuite la réveiller.

Cette volonté de travailler le produit aussi complètement que possible donne le ton de la nouvelle cuisine de Nectar.

Chez Keiichi Shinohara, la précision n’efface jamais l’instinct. Elle lui donne au contraire un cadre.

L’assiette se construit autour d’équilibres : l’acidité pour donner du relief, l’amertume pour prolonger une saveur, le végétal pour apporter de la fraîcheur, les notes torréfiées pour créer de la profondeur. Les influences japonaises apparaissent par touches, dans un assaisonnement, un parfum ou une manière de chercher l’épure.

Elles ne viennent pas déguiser une cuisine française.

Elles la déplacent légèrement.

C’est peut-être là que réside le caractère le plus intéressant de cette nouvelle identité : le sentiment de reconnaître quelque chose avant qu’un détail ne fasse basculer l’assiette ailleurs.

Cette philosophie accompagne les différents moments proposés au restaurant Nectar.

Au déjeuner, l’approche se fait bistronomique : une cuisine contemporaine pensée pour conserver à la fois précision, gourmandise et spontanéité.

Le soir, le rythme change. Les assiettes se succèdent à travers deux expériences : Pollen, en 4 temps et réalisable en version végétarienne, et Apis, en 7 temps. Deux manières de laisser davantage d’espace au récit du chef, aux saisons et aux accords mets et boissons.

Restaurant Nectar Paris 9 ©Restaurant Nectar Paris 9

L’art de la fusion franco-japonaise signée Keiichi Shinohara

Le terme « fusion » peut parfois laisser imaginer une cuisine faite de confrontations visibles : deux traditions réunies dans une même assiette, chacune cherchant à se faire reconnaître.

Chez Keiichi Shinohara, l’approche est plus discrète.

Le Japon apparaît moins comme un thème que comme une sensibilité.

Un hojicha peut apporter sa dimension grillée. Le sésame blanc, une rondeur plus profonde. Une prune japonaise, une acidité différente. Le tamarin, une tension fruitée.

Ces touches ne sont pertinentes que lorsqu’elles trouvent leur place autour du produit.

L’objectif n’est donc pas de se demander, à chaque bouchée, où finit la France et où commence le Japon. Il est plutôt de comprendre comment deux cultures culinaires peuvent se rencontrer sans perdre leur naturel.

À table, cette nuance fait toute la différence.

Restaurant Paris 9 ©Restaurant Paris 9

De Tokyo au restaurant Nectar Paris : le parcours d’un chef d’exception

Né à Tokyo en 1973, Keiichi Shinohara appartient à ces chefs dont la cuisine raconte naturellement le dialogue entre deux cultures.

Son regard japonais ne l’éloigne pas du répertoire français. Au contraire, il lui permet de l’aborder avec une sensibilité différente : une attention particulière à la précision, à la saison, à l’équilibre et à ce qui peut être retiré plutôt qu’ajouté.

Son parcours l’a conduit à développer une cuisine française profondément personnelle, ponctuée de références à son Japon natal, sans jamais transformer celles-ci en signature systématique.

Chez Nectar, cette philosophie trouve un terrain d’expression particulièrement naturel.

Le restaurant de Maison Mère n’a jamais pensé l’expérience gastronomique comme une simple succession d’assiettes. La salle, le service, les boissons, la lumière et le rythme du dîner participent eux aussi à ce que l’on retient d’un repas.

La cuisine de Keiichi Shinohara vient renforcer cette approche.

Un plat peut commencer par la fraîcheur d’un élément végétal, évoluer vers une saveur plus profonde, puis laisser en bouche une amertume ou une note grillée. L’accord qui l’accompagne peut prolonger cette sensation, la contraster ou ouvrir une autre lecture.

L’expérience devient alors collective.

Cuisine et salle ne racontent pas deux histoires parallèles : elles construisent le même moment.

Restaurant Paris 9 ©Restaurant Paris 9

Une cuisine qui évolue avec les saisons

Une identité culinaire n’a d’intérêt que si elle peut évoluer.

Chez Nectar, la saisonnalité empêche justement la cuisine de devenir une formule répétée. Elle impose d’observer ce qui arrive, ce qui disparaît et ce qui atteint le bon moment.

Le produit garde ainsi le dernier mot.

Cette manière de travailler explique aussi pourquoi certaines saveurs japonaises ne deviennent jamais des automatismes. Le hojicha, le sésame ou la prune ne sont pas des signatures que l’on pose partout. Leur présence dépend de l’équilibre recherché à un instant donné.

Cela permet aux menus de rester en mouvement.

Pollen, en quatre temps, propose une lecture plus resserrée de cet univers et peut être adapté en version végétarienne. Apis, en sept temps, laisse davantage de place aux transitions et à la progression du repas.

Dans les deux cas, l’idée reste la même : laisser les assiettes se répondre plutôt que les considérer séparément.

Les accords mets et boissons prolongent cette recherche en travaillant eux aussi sur les contrastes, les résonances et les sensations.

Une cuisine que l’on ne vient donc pas seulement goûter.

Mais suivre.

 

 

Restaurant Paris 9 ©Restaurant Paris 9

Quand le dîner devient un souvenir de Paris

Il existe des repas dont on se souvient précisément.

Et d’autres dont il reste surtout une impression.

Une lumière plus basse en fin de soirée. Un parfum difficile à replacer. Une sauce que l’on aurait aimé goûter une seconde fois. Une conversation interrompue parce qu’une nouvelle assiette arrive.

Nectar appartient davantage à cette seconde idée de la gastronomie.

Situé rue Mayran, dans le 9e arrondissement, entre les rythmes de Pigalle, Montmartre et des Grands Boulevards, le restaurant s’inscrit dans un Paris vivant. Mais une fois à table, la ville se met légèrement en retrait.

C’est peut-être le meilleur moment pour laisser parler le produit.

Et découvrir ce que Keiichi Shinohara a choisi d’en raconter.

FAQ Nectar Paris ©FAQ Nectar Paris

FAQ – restaurant Nectar Paris

Qu’est-ce qui caractérise une cuisine franco-japonaise contemporaine ?

Une cuisine franco-japonaise contemporaine associe généralement des techniques ou des produits issus des deux cultures sans nécessairement chercher une fusion visible. Elle peut jouer sur les bouillons, les fermentations, les assaisonnements, l’umami, l’acidité ou les notes torréfiées tout en conservant une construction inspirée de la cuisine française.

Pourquoi certains chefs cherchent-ils à travailler un produit dans son intégralité ?

Travailler un produit dans son intégralité permet d’en explorer davantage de textures et de saveurs tout en valorisant des parties parfois délaissées. Selon l’ingrédient, celles-ci peuvent servir à créer un jus, une infusion, un condiment ou une garniture et apporter une cohérence supplémentaire à l’assiette.

Quelle différence entre un menu dégustation en 4 temps et en 7 temps ?

Un menu en 4 temps propose généralement une expérience plus concise, tandis qu’un menu en 7 temps permet au chef de développer davantage de nuances et de transitions. Au restaurant Nectar Paris, Pollen se déroule en 4 temps, avec une possibilité végétarienne, tandis qu’Apis propose une expérience en 7 temps.

Où découvrir la cuisine de Keiichi Shinohara à Paris ?

Keiichi Shinohara signe désormais la cuisine de Nectar, le restaurant de Maison Mère situé au 7 rue Mayran dans le 9e arrondissement de Paris. Sa cuisine y associe produit de saison, précision française et influences japonaises discrètes, au déjeuner comme au dîner.

 

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